Mais "on" dit, aussi, qu'homme, ou femme, celui ou celle qui ne change pas, face à la réalité, est un(e) imbécile. Qualificatif auquel personne ne tient, y compris les politiques.

J'ai en tête, bien sûr, la décision de Ségolène Royal de renvoyer "sine die" l'application de l'écotaxe. Une délégation de camionneurs était passée la voir, et lui rappeler les ennuis graves que cette corporation pouvait infliger à une société....bornée.

Il est sans doute désolant qu'une corporation, privée, ou publique, fasse obstacle à une décision prise par un gouvernement démocratiquement investi. 

Mais la démocratie n'est pas le Saint-Esprit, et le poids d'une passion peut se mettre en travers de la raison. Sous la pression des nostalgiques de la lampe à huile, de la marine à rames*, de la traction animale, et du désherbage à la serfouette, le Président François Hollande et sa majorité ont été renforcés dans leur conviction qu'emmerder les entreprises et les agriculteurs était la meilleure manière de lutter contre le chômage. 

C'était aussi l'idée de Madame NKM, et elle avait réussi à en convaincre "son" Président, Nicolas Sarkozy. Ce fut une bonne chose, car "on" tient un coupable, qui allège la responsabilité des gouvernements de François Hollande.

Le paradoxe dont n'est pas encore totalement dégagé la majorité actuelle, c'est l'usage de la tracasserie appliquée aux activités de production de toutes sortes. Madame Ségolène Royal s'en est aperçue à temps, et a accepté le risque d'être moquée, ou injuriée par les plus fanatiques de ses anges gardiens.

Sceptique

*La marine à voiles, citée par le Général de Gaulle est trop consommatrice de bois pour figurer parmi les transports de substitution. De toute façon, quand la France sera devenue verte, elle sera autarcique et locavore.