Les bras de fer avec les "taxis" mécontents ont brusquement, et complètement cessé, hier soir. Rien n'est pourtant réglé, au fond. La pénurie, entretenue par la profession, contre l'intérêt de tous, nationaux et touristes, n'est pas réglée. Et nos forces de police vont avoir autre chose à faire que la chasse aux VTC de la bande à Uber*.

Les graves événements d'hier, en Isère et en Tunisie, ont rappelé à tout le monde la réalité de la guerre qui est engagée contre notre civilisation, démocratique et laïque. Tous ceux qui s'en réclament ont intérêt à faire bloc, et mettre un mouchoir sur leurs "petits" problèmes.

Le fossé quantitatif qui sépare les actes de guerre commis en France et en Tunisie témoigne de la nécessité d'une solidarité entre les sociétés qui disposent d'une police consciencieuse, expérimentée, et bien équipée, et celles qui n'en disposent pas en même proportion. Les ennemis de nos amis sont nos ennemis. Il est bien possible que sur ce front, nous ayons été "légers".

Dans les prochains jours, nous serons mis à l'épreuve. Les appels à revoir notre stratégie seront plus pressants. Notre lutte est légitime, au service de tous, sans distinction.

Sceptique

*(30/06/2015) Sur ce point, je me suis trompé. Le gouvernement a préféré la chasse aux VTC, pour avoir la paix avec les taxis. Les français et les touristes referont comme avant. Ils "les" attendront en vain.

Note du 30 Juin 2015: Il apparait que c'est dans son ensemble, du plus haut au plus bas, que le pouvoir tunisien a choisi la candeur qui a facilité l'attaque djihadiste de l'Hôtel Marhaba de Sousse. Le Président a reconnu avoir considéré comme impensable une telle attaque un mois de Ramadan. Si elle veut la paix et la sécurité, toute société doit bannir l'angélisme ou le fatalisme. L'E.I. et ses ramifications sont engagés dans une offensive contre les positions de la civilisation occidentale. Par son ouverture, ses échanges avec l'Europe, son accueil de touristes et de vacanciers, la Tunisie est en première ligne du front.