Le premier titre est celui d'une opérette d'un Strauss, le second est un rêve éveillé de notre Premier Ministre, qui se console comme il peut du rejet populaire du Président qu'il sert fidèlement.

C'est honorable, ce n'est pas drôle, d'être Premier Ministre, fonction fondée avec la Vème République. Elle peut être une marche vers la vraie présidence, mais à quel prix! Cependant, beaucoup d'hommes ambitieux, confiants en leur destin, ou plus exactement, à "leur droit à"*, acceptent cet honneur, humble, par nature, et copieusement humilié, par destination.

Manuel Valls, donc, deuxième Premier Ministre, estimable et méritant, du Président François Hollande, s'est laissé aller à donner ses pronostics pour un futur qui se rapproche.

Il annonce donc, contre toute évidence, que le président François Hollande sera (triomphalement, peut-être?) réélu en 2017, et que lui même lui succèdera pour deux mandats, jusqu'en 2032! Je suppose que, "in petto", il admet que la première étape est la plus douteuse, mais que l'ensemble de la rêverie "ne mange pas de pain", comme on le dit d'une proposition sans conséquence.

Son propos est-il destiné à "faire bisquer" ses rivaux, d'abord, ses opposants, ensuite? Dans le contexte politique et économique que nous vivons, la "plaisanterie" n'est pas très bien passée.

Ou est-ce l'usage de la méthode Coué, qui a du bon, pour le moral, en tout cas, plus souvent qu'on le pense?

La vie politique est un long fleuve....comme le Congo ou le Zambèze, coupé de rapides, et terminé par une chute bruyante et spectaculaire. La vie politique est un sport....à un niveau professionnel. Une passion, qui a besoin d'intelligence, pour lui survivre.

Le problème est constitué par les "supporters", intolérants, exigeants, et ingrats, qui sifflent de plus en plus, applaudissent de moins en moins, sauf pour la défaite finale, où les mêmes qui ont applaudi au début, tournent leur pouce vers le bas.

"Aux résultats!" comme disent les instructeurs de tir!

Sceptique

*"J'ai droit à" est spécifiquement masculin. Les femmes disent " j'ai le devoir de.."