La situation, en France, depuis quelques annnées, se caractérise par une diminution de l'offre privée traditionnelle, d'une médecine générale en cabinets privés, gérés par les praticiens. Les jeunes médecins sont très peu tentés par ce mode d'exercice. Ils le connaissent par les remplacements de ces praticiens, mais ils ne s'y engagent pas, même gratuitement, avec la certitude d'un revenu confortable. "Il" demande trop de travail, de disponibilité.

Ces jeunes diplômés ne viennent pas seulement des facultés nationales? D'autres, rebutés par les difficultés du système français, très exigeant, vont faire leurs études dans d'autres pays de l'Union Européenne, comme l'Espagne, ou la Roumanie...Leur diplôme est valide dans toute l'Union Européenne. Ils ou elles ne se jettent pas sur les cabinets proposés, ou en deshérence affirmée. Les "primes" offertes par les communes qui le peuvent, ne leur font pas franchir le pas. Le stakhanovisme n'est pas leur tasse de thé.

À ce propos, le souvenir des méthodes soviétiques tente  quelques commentateurs politiques, qui verraient bien une sorte de travail forcé pour nos carabins. Ils aiment la force, à n'importe quelle sauce.

Ces méthodes, leur environnement politique, ne sont pas au programme de ceux qui guignent le pouvoir avec quelques chances.

Il est un fait: les jeunes diplômés n'ont pas envie de travailler comme les anciens, proches de la retraite, avec de lourdes clientèles sur les bras. Il n'ont pas envie de se fixer, même avec un revenu confortable, mais au prix de deux fois 35 heures par semaine. Une fois leur suffit.

Le Président Macron a pris la décision de supprimer le "numerus clausus", ce qui devrait doubler la "production, dans le délai d'au minimum dix ans. Une innovation, à laquelle j'ai pensé, serait une fonction d'assistant, salarié, plus proche du médecin, ou de l'officier de santé, que de l'infirmier.

Sceptique