À la fois concrètement, et moralement, ai-je envie d'ajouter.

Assoiffée de dogmes, poursuivie par sa conscience du mal et sa culpablité, l'humanité, bien conduite par les nouveaux frères prêcheurs, adhère au dernier qui lui est asséné, le réchauffement du climat par sa faute, globale, sa prolifération sans frein, et sa voracité en énergie, et en détail, le besoin de chaque homme d'en avoir toujours plus.

À quoi s'ajoutent des savoirs toujours plus proches de la réalité, embrassant la terre entière, et diffusés en temps réel, tout autour de la terre. Comme aux Galeries Lafayette, il s'y passe toujours quelque chose, non seulement liée à la malfaisance de l'homme, mais aussi à celle de la nature, enregistrée comme notable dès la dizaine de morts.

Il n'y pas si longtemps, et l'esprit s'en est conservé, l'homme était convaincu que les malheurs qu'il subissait, étaient la punition que le dieu auquel il s'était soumis, lui infligeait pour un manquement à sa soumission, justement. Les crimes inter-humains allaient de soi et se réglaient à leur niveau. Par contre, ce qui importait aux dieux était d'être honorés et bien servis.

La fin de la dernière glaciation représente un réchauffement de la terre qu'il est difficile de se représenter. La fonte des glaces accumulées pendant des millénaires a fait remonter le niveau des mers de plus de cent mètres (quelques centimètres nous affolent!). Nous lui devons le remplissage de la Manche, qui a du se faire en douceur, et celui de la Mer Noire, quand le niveau de la Méditerranée a atteint le seuil du Bosphore, et a rempli la cuvette presque vide à une vitesse qui a du émouvoir les habitants, contraints de fuir. Je suis tenté d'y voir l'origine des mythes du Déluge, celui qui fait partie de notre mythe fondateur, et de bien d'autres. Remarquons en passant que nos ancêtres ont déjà interprété les événements climatiques comme la punition de leurs fautes, de leur désobéissance*.

Si le rapprochement ce ces cataclysmes lointains avec ceux d'aujourd'hui a un air de déjà entendu, n'en soyez pas surpris. Ce mode de penser est celui des hommes. C'est inconfortable, mais "l'ignorance ne s'apprend pas"**.

Les dieux n'étant plus bavards, et les hommes différemment crédules, de nouveaux prophètes se font les porte-paroles d'une nature déifiée et outragée. Bien que l'histoire de la terre, reconstituée par les géologues et les géographes, soit émaillée de phénomènes climatiques extrêmes, tant froids que torrides, l'équivalent des dernières minutes que nous vivons, sur l'ensemble de toute l'histoire géologique, climatique, et biologique, de notre planète, est présenté comme le désastre final, annonciateur de la mort sans phrases de la planète terre, et de la vie qu'elle est la seule à porter, à notre connaissance. Quelle responsabilité, en effet!

Le R.C.A.(Réchauffement Climatique Anthropique***) est devenu un dogme. Tant que la laïcité est garantie, personne ne mérite la prison ou le bucher de le contester. Mais c'est très mal vu, et l'excommunication scientifique ou politique des mécréants va de soi.

Les bouleversements du climat  prennent une dimension supplémentaire par leur caractère dérangeant, l'homme de nos sociétés modernes ayant une vie très organisée entre semaine, de cinq jours, et le week-end, entre périodes d'activité, et vacances. Pas de neige en hiver, ou trop, c'est la cata. Pas de soleil en été en est une autre.

"C'est de la faute des "autres" grognent les victimes, bien formatées. Les politiques n'ont pas d'autre réponse que "c'est la faute de ceux qui travaillent.****" Car il ne peut être question de déplaire aux électeurs en attaquant les vacances. Ça sera pour plus tard.

Mais il y a un espoir de répit, et je me fais une joie de le signaler. Depuis quelque temps, l'activité volcanique est en hausse. Aux volcans "effusifs" dont les productions de lave sont permanentes, s'ajoutent les volcans "explosifs" (pourquoi pas "champanisés"?) qui, après des années ou des siècles de sommeil, se réveillent subitement, et projettent vigoureusement vers le ciel le bouchon et la lave pulvérisés par la détente des gaz, qu'elle a dissous sous pression. 

Si l'éruption est assez puissante, cette poussière rocheuse gagne la stratosphère, où elle persiste avant de retomber peu à peu, et ces grains sont autant de petits miroirs qui renvoient vers l'espace une partie de la lumière qui nous arrive du soleil. D'où un raffraichissement observable à la surface de la terre, surtout là où c'est l'été, qui est "pourri". Or, justement, c'est nous qui allons vers l'été! 

Si au lieu de cuire et de bronzer, vous vous gelez sur la plage ces mois prochains, bénissez le sursis que vous accordent les volcans de la Cordillière des Andes, ou maudissez-les, au choix. Ça peut faire du bien au moral....seulement.

Sceptique

*L'Arche de Noé, la mission qui est confiée à l'homme de confiance, est de préserver la création animale, non fautive, et de refaire l'humaine, ratée. Et c'est encore raté! Désespérant, non?

** Gérard de Nerval

***causé par l'activité humaine.

**** Pas besoin de dessin!