Il est habituel de voir des hausses de prix des récoltes, lorsque leur abondance est à la baisse. Les producteurs sont à la fois déterminés par les prix du marché, et par la nécessité de retirer de leur récolte un revenu permettant de vivre. 

L'agriculture est le premier des métiers, par l'ancienneté, et le dernier, par sa rentabilité et ses incertitudes. Il devrait avoir disparu, mais il est associé à une passion, grâce à laquelle nous ne mourrons pas de faim.

À chaque métier ses jaloux, ses haineux, ses détracteurs. Les malheurs des paysans excitent leur bile. Ainsi, quelques bonnes âmes ont lancé , "urbi et orbi", l'information selon laquelle les vilains auraient gonflé de près de 40%, le prix des pommes de terre.

Et de s'apitoyer sur les pauvres, privés d'une nourriture de base.

Mais le Courrier Picard de ce matin publie le rectificatif d'un professionnel de ce produit. Il s'agirait du prix des primeurs, cultivés sur des sites bretons, et traditionnellement plutôt chers. Les pommes de terre de consommation courante sont encore en terre, et seront récoltées en fin d'été. Rien, encore, ne permet de dire que la récolte sera déficitaire, et donc, chère.

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose!

Sceptique