Alain Juppé, un favori de la primaire de la droite et du centre, était reçu hier par "Émission Politique",  de France 2. J'assistais pour la première fois à cette émission, qui a remplacé "Des paroles et des actes".

Très vite, des images hippiques ont envahi ma pensée. Le titre d'un film:"L'Homme qui parlait à l'oreille des chevaux", et un verbe, "démonter". 

Les chevaux auxquels Juppé parlait, ne comprenaient rien. Ou faisaient semblant de ne pas comprendre. Mais ils ne parvenaient pas à le démonter.

Les organisateurs avaient appelé à la rescousse quelques personnalités singulières. Un bon vieux communiste, manifestant de 1995, idéologiquement intact, Robert Ménard, le maire affolé de Béziers, Jérôme Kerviel, le fameux trader de la Société Générale, allégé par la justice de 90% de sa responsabilité, et donc, héros par défaut, Lenglet*, l'économiste maison, parlant le piketty, matiné de sapin.

D'un bout à l'autre, Alain Juppé a gardé tout son calme. C'est son idéal. Un attaquant lui a rappelé le "droit dans ses bottes". Il a acquiescé.

Il s'est posé comme rassembleur, hostile à toute "hystérie", sur quelque sujet que ce soit. Il s'est prononcé fermement sur la situation au Moyen-Orient, excluant toute solution avec Bachar Al Assad, qu'il juge coupable de tous les malheurs des syriens. Tant qu'il s'accrochera au pouvoir, avec le soutien de la Russie, la situation actuelle perdurera.

Une force souriante et tranquille, tel il m'est apparu. Son programme n'est pas détaillé. Il ne semble pas "spectaculaire". Conforme à sa personnalité, à ce qu'il en offre au regard.

Quant à mon impression sur l'émission, elle ne différe pas de celle que j'avais sur la précédente. Une volonté délibérée d'être "pénible", usant.

Sceptique

* Assumant son rôle. En fait, "orthodoxe", appelant une connerie, une connerie.