Pour être précis, il s'agit d'une de ses formes, le don direct de sperme.

La journaliste du "Monde" (daté du Vendredi 4 Novembre 2016), Gaëlle Dupont, analyse un livre de Sarah Dumont, "Super-Géniteurs, enquête sur le don de sperme sauvage, en France"

Il ne s'agit pas d'un vrai marché, mais d'une mise en relation d'une femme désirant concevoir un enfant, ou un couple stérile, et un homme acceptant de fournir l'ingrédient indispensable. La méthode instrumentale de la procréation médicalement assistée est contournée, ainsi que le médecin intermédiaire.

L'auteure de l'enquête propose les termes de "procréation amicalement assistée", réellement plaisants. D'autant plus que certains ne cachent pas leur préférence pour la méthode naturelle. Elle est légale dès qu'il y a consentement. Par contre, les méthodes imitant l'insémination artificielle "officielle" sont interdites.

Les risques ne sont pas négligeables. Il n'y a pas d'anonymat, et le donneur peut revenir sur le don et réclamer un droit sur l'enfant. Il y a aussi un risque sanitaire. Aucune maladie sexuellement transmissible, aucune anomalie génétique ne peut être évitée. Le bon aspect du donneur doit rassurer.

"Et les enfants dans tout ça?" s'interroge l'auteure? Eh bien, comme tous les autres, à ce stade là, et quelques suivants,  "ils" ne sont pas des sujets.

Qu'on se rassure: s'ils se développent, dans le corps de la mère, et arrivent à terme, c'est qu'ils sont consentants. Ils désirent vivre.

Sceptique