Sa victoire à la primaire de la droite et du centre, qui ne s'est annoncée que quelques semaines avant l'échéance, a laissé "groggy" la future opposition, actuellement au pouvoir.

Les médias, eux aussi, se resaisissent, cherchent et nettoient leurs armes, dissèquent la cible, à la recherche du point faible. Le mot "libéral" étant ambigu, "on" préfère nettement "conservateur" ,"conservatisme". Peu importe ce qui doit être conservé. L'homme François Fillon n'est pas un "caractériel", c'est à dire dominé par son caractère, mauvais, bien sûr.

Mais "on" ne peut douter qu'il en ait un. Certains l'ont éprouvé et peuvent en témoigner.

De divers côtés, "on" se réjouit de ce que "la Présidentielle" ne soit pas encore pour demain. Qu'un peu de temps soit disponible pour organiser la résistance, faite de contre-attaques. Verbales, il faut bien choisir leurs mots.

Le procédé de la "projection" (ce n'est pas moi, c'est lui) est commode. "Je" défends le pouvoir actuel contre "lui" qui veut "renverser la table"? C'est "Lui" qui est conservateur, et moi, le progressiste.

Qu'il conserve sa foi et son attachement à la religion catholique n'est pas corrigé par son respect permanent de la laïcité. Que moi je conserve ma foi dans le marxisme, sa version édulcorée de la social-démocratie, ce n'est pas pareil.

Il faut aussi se rassurer, rassurer les amis, en répétant que la victoire à la primaire n'est pas celle à la vraie présidentielle. Il faut multiplier le nombre de votants par sept ou huit*. "Ce n'est pas gagné", psalmodient les vrais croyants.

Enfin, du côté du pouvoir légitime en fin de règne, le "soliveau parlant", envoyé par les dieux, il y a cinq ans, semble avoir bien défendu sa place contre son lieutenant exaspéré. 

Bref, c'est la mobilisation générale! En vue des grandes manoeuvres.

Sceptique

*L'exemple du résultat de la primaire de la gauche, entériné par la majorité populaire en mai 2012 n'est pas transposable à l'échéance prochaine de mai 2017.