Je ne me fie pas trop à la presse française, ou à nos médias radiophoniques et télévisés. "Ils" veillent à ne pas avoir tort trop vite, à maintenir au chaud la fricassée.

Mais ma source québécoise, à la fois fraternelle et distanciée, se fait toujours l'écho du défaitisme qui a gagné la droite, après ce coup porté à son candidat légitime.Bien que contesté par les avocats, le PNF continue sa pression sur le candidat, en passant sur son gril ses grands enfants, qui ont eu l'imprudence de travailler pour lui, et recevoir de ses mains de l'argent provenant de l'Assemblée Nationale.

L'intention est de démontrer que les dits travaux ne valaient pas tripette, et que leur niveau d'études ne justifiait même pas un smic.

Les sondages du jour montrent effectivement une rétrogradation en troisième position du premier tour. Mais il faudrait se souvenir que l'émergence du candidat Fillon comme favori des primaires ne s'est précisée que quelques jours avant leur déroulement. Et l'ampleur de son résultat a été la surprise suivante.

Si l'action judiciaire actuelle trouble l'opinion, et jette un froid sur l'avenir, les 2% perdus à ce stade ne sont pas un enjeu impossible pour une campagne bien menée. De plus, le défaitisme n'est pas la tasse de thé de François Fillon. Il l'a montré.

Il ne m'a jamais échappé que toute débandade de notre camp en rase campagne ferait la fortune d'Emmanuel Macron, bénéficiaire, "a priori", du front républicain final. Je n'ai pas d'antipathie pour ce candidat, malgré les mystères qui l'entourent, mais je considère que les mérites de François Fillon, de son expérience, et de son programme on ne peut moins démagogique, doivent être présents au second tour, et soutenus par une opinion rassurée et ressoudée.

Il est prématuré de se fier à la situation actuelle, à l'intoxication de l'opinion par des médias dont les excès sont habituels, mais relancent l'immunisation. 

La victime est groggy, mais pas dans le coma.

Sceptique*

*Mon scepticisme concerne l'humanité en général, pas un camp particulier.