"ELLE" n'a comme motivation à son entretien, aux harcèlements bien organisés destinés à "le faire sortir de ses gonds", à le pousser à la faute humaine, que de l'empêcher d'être élu Président de la République, ce qui lui permettrait d'entreprendre la réalisation de son programme, le plus dérangeant de ceux qui sont "sur le marché".

Tout ce qui lui est reproché n'est qu'interprétation secondaire de choix légaux, quatorze ans après-coup, aboutissant à des ragots venimeux.

Une inspiration par ce qui s'est passé outre-atlantique n'est pas impossible. L'affaiblissement de Hillary Clinton par les attaques dd Donald Trump, ses dénonciations de fautes lourdes, malgré les jugements rassurants du FBI, ont été payants. C'est Donald Trump qui a été élu. YOUPI?

La version "hollandaise" appliquée à François Fillon est destinée à réaliser un "tout sauf Fillon", et même, un "tout sauf un républicain". Étant bien entendu que les résultats de la primaire sont incontournables, et que l'affaiblissement du candidat choisi ne fait pas remonter les autres.

Malgré leur trouble, les mouvements divers dans les rangs, les Républicains ne peuvent renier leur serment de serrer les rangs derrière le désigné par la primaire, surtout avec le score atteint. Dans l'état actuel de la manoeuvre, les Républicains subiront le sort de leur candidat.

Une décision rapide du Parquet National Financier aurait toutes les chances d'être une mise en examen, contraignant François Fillon à se retirer. Dans ces conditions, Alain Juppé serait le remplaçant "naturel".

Une mise sous le coude, sous prétexte d'enquête approfondie, créerait une distorsion de capacités entre les partis en lice et leurs candidats. Le Conseil Constitutionnel pourrait être amené à repousser l'élection présidentielle. Mais les législatives? Leur déroulement après la Présidentielle a pour but de faciliter l'élection d'une majorité présidentielle. L'actuelle majorité aurait plus de chances d'être en partie réélue, en pratiquant le reniement du bilan du quinquennat de François Hollande. Une couche de savon en plus sur l'estrade du Président à venir.

Que conclure? 

L'empêchement, de fait, imposé pour un temps indéterminé à François Fillon, affaiblit du même coup l'opposition de la droite et du centre, soulage le Front National, protège la majorité sortante, qui participe à la chorale anti-Fillon. Ce qui fait oublier son bilan, ses divisions, et ses carences.

Les méthodes employées contre un François Fillon déterminé salissent une démocratie, qui n'est déjà pas un modèle, et donnent des arguments aux partisans d'une dictature extrémiste .

Sceptique

*"elle" bénéficie du traitement intensif entretenu par la plupart des médias.