C'est la lettre du Figaro, qui rapporte cette perplexité, à l'origine d'une publication médicale. Les gynécologues-obstétriciens de Pointe-à-Pitre, épluchant les statistiques des accouchements dans leurs services, observent un pic en automne. 

En comptant sur leurs doigts, ils sont forcés de constater qu'il (le pic) suit de neuf mois les festivités du Carnaval. 
Dont le but, admis par l'Église, a toujours été de soulever le couvercle des interdits divers qui font les sociétés policées, même, pas trop.

Il n'y avait sans doute pas lieu de compliquer le lien de cause à effet entre le grand mélange festif des deux jours du Carnaval et le quart supplémentaire d'accouchements. Mais les bons docteurs s'étonnent de ce qu'une épidémie de pathologies sexuelles ne recouvre pas, dans la même proportion, cette période de grossesses supplémentaires. 

Une hypothèse vient à mon (mauvais) esprit: les maladies sexuellement transmissibles ont une période d'incubation bien plus courte que celle de la grossesse (qui en est une, aussi). Et, si infection il y a eu, elle aura été traitée bien avant la date prévisible de l'accouchement.

Je suggère à ces chercheurs de profiter du prochain pic de 2017 pour questionner les parturientes du mois de Novembre, et recueillir la notion de prises d'antibiotiques dans les semaines suivant le Carnaval. Elles ne devraient pas en avoir perdu la mémoire.

Il y a peut-être aussi, dans la conscience de ces populations, qui savent leur sang chaud, la puissance du facteur climatique, une préoccupation pour leur santé sur ce chapitre. Qui atténue les risques du débordement annuel. 

Mais, je conclue, le temps du gonocoque, n'est pas celui de la grossesse. Il manque un supplément à cette étude.

Sceptique