Kourou n'est pas Bamako, mais le Centre Spatial vaut certainement plus cher que deux milliards et demi. Et une bonne partie de son capital n'est pas à nous, mais à nos associés.

Dans mon précédent billet consacré à cette affaire, j'imaginais possible la prise comme gage de cet ouvrage par les indépendantistes de l'UTG. J'imaginais, aussi, la mobilisation de toutes les forces de sécurité présentes en Guyane, à la sanctuarisation du Centre Spatial.

Il n'en a rien été. À la fin de non recevoir opposée à la nouvelle exigence des insurgés,  exprimée par le Gouvernement, le mouvement, bien avisé, a répliqué par une occupation du Centre Spatial.

Que faire? Il est maintenant trop tard pour réagir, si on ne veut pas prendre le risque de faire parler la poudre, ou d'assiéger les assiégeants, jusqu'à ce qu'ils aient faim ou soif. 

S'il n'y avait pas cet établissement international, scientifique et technique, devenu international, toute la vraie Guyane vaudrait-elle deux milliards et demi d'euros? La question se pose, et je pense les insurgés assez malins pour avoir fait ce compte. Surtout, occuper le Centre Spatial, seul moyen de faire cracher au bassinet la Métropole, qui devra bien ça, pour conserver son activité spatiale, et celle de ses clients.

Il appartiendra au prochain Président et à sa majorité de régler le double problème brutalement révélé: l'insécurité du Centre Spatial, liée à celle de notre souveraineté sur la Guyane, contestée.                                                                                 

Sceptique 

Note du 6 Avril 2017: Le Centre Spatial a été évacué sans violence par ses "occupants". Il semble que le bel ensemble des insurgés se soit fissuré, les éléments les plus modérés et les plus soucieux des besoins des 250 mille habitants, mettant en actes cette préoccupation, "évacuée" par les plus durs. Il y a des entreprises privées rassemblées dans une section locale du Medef, préoccupées par ce qui les attend, elles et leurs salariés...À suivre!