Notre nouveau Président est entré en fonctions hier, Dimanche 14 Mai 2017. Toute la journée a été consacrée par les télévisions à cet évènement, ressenti en France et dans le Monde comme exceptionnel et prometteur. 

Rassembleur, Emmanuel Macron exprime ce désir dès sa prise de décision de postuler la fonction, pour avoir les moyens d'agir. Il a fondé son parti, rassemblé des soutiens de toutes parts, et les a engagés, pour finir, dans l'ultime bataille, celle des législatives.

C'est le seul point faible de son entreprise, car la plupart des fidèles enthousiastes qu'il va lancer à l'assaut des circonscriptions, sont sans la moindre expérience d'élu, même du premier niveau*. Les titulaires des mandats à l'Assemblée Nationale ont ,généralement, une expérience d'élus locaux, départementaux, ou régionaux, avant de réussir à être élus au niveau national. Ils sont, depuis le début de leur carrière, formés, sélectionnés, et soutenus, par leur parti politique. Il est exceptionnel qu'un parlementaire ne doive son élection qu'au zèle de son parti. Son "équation personnelle" pèse lourd, son expérience d'élu local, municipal, départemental, régional, progressive sur plusieurs années (et mandats), en rajoute.

Les inconnus, les "ménagères de cinquante ans", qu'En Marche lance dans la bataille, feront ils le poids? La statue du commandeur comptera beaucoup. Vraiment beaucoup!

Je ne souhaite pas, en particulier, qu'un parti qui se situe comme "concurrent", parvienne à la possibilité de bloquer la politique du Président, approuvée par les deux tiers des électeurs. Le Président dispose du droit de dissolution, une arme à double tranchant. Il faut que le moment de s'en servir soit bien choisi. À chaud plutôt qu'à froid. Plus tôt, que trop tard.

Ce que j'espère, pour ce Président vraiment très prometteur, par lui-même, c'est qu'il parvienne à réaliser ses objectifs.

Il y a beaucoup d'ennemis de la France, en France même. "Ils" l'attaquent parce qu'elle n'est pas conforme à leur projet, incapable de recueillir un consentement dans les urnes. Il leur faut le moteur d'une révolution, accouchée d'un désordre, nécessaire et suffisant. "Ils" sont patients, mais obstinés. Ils sortent du bois dès qu'il chauffe, à prendre feu.

Pour le moment, notre jeune Président n'y fait pas allusion, même s'il ne peut ignorer qu'il les trouvera en travers de son chemin. Il lui faudra plus que son sentiment de sa légitimité pour s'y opposer. Car "Ils" ne reconnaissent aucune autre légitimité que celle qu'ils se décernent.

Je ressens cette élection comme celle de la dernière chance.

Sceptique

*Le premier niveau vraiment formateur est celui de maire d'une commune, même petite.