C'est Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris, qui s'est montrée à la limite de la grossièreté, lors de la visite protocolaire du Président élu, Emmanuel Macron, le jour de son intronisation.

Lui a eu la noblesse de faire semblant de ne pas s'en apercevoir. 

"L'autre Dame de Paris" ressent plus d'une déchirure de cette victoire prévisible. Elle lui fend le coeur, et quelques autres organes. 

L'objet de son coeur, pour la Présidence de la République, était le doux Benoît Hamon, avec sa hotte de Père Noël. Les électeurs au coeur dur l'ont boudé, en majorité, et ne lui ont même pas préféré le flamboyant magicien, Jean-Luc Mélenchon. On peut supposer que, logiquement, Madame Hidalgo, se serait consolée par le succès d'une autre extrême gauche. Hélas, les parisiens ont préféré Emmanuel Macron.

Ce triomphe d'Emmanuel Macron, souriant, mais "dur en affaires", lui est resté en travers de la gorge.

Car la Maire de Paris avait à faire son deuil d'un prédécesseur accomodant, sans exigence à propos de Paris, capitale de la France en voie de sublimation, sans plus de force face à son indépendance de fait, qu'à celle de la bouseuse Notre Dame des Landes.

Paris est "la chose" d'Anne Hidalgo, les parisiens sont ses hôtes chouchoutés, et reconnaissants d'être protégés des envahisseurs banlieusards, occasionnellement utiles, mais pollueurs permanents. Ils sont les derniers à se plaindre de l'exterritorialité que tisse patiemment la Maire de Paris. Paris, Ville libre, c'est tentant. Paris, capitale, c'est lassant.

Actuellement, la grande affaire est le prestigieux choix de Paris pour la prochaine Olympiade. La fois précédente est trop ancienne. "On" en attend une pluie d'argent, qui fera du bien aux finances de la ville, mises à mal, selon d'autres sources, par Madame Hidalgo en personne.

Le Président Emmanuel Macron est tout à fait prêt à peser de son poids politique en faveur de la candidature de la ville de Paris. Ce qui semble déranger Madame Hidalgo, c'est de lui devoir ce coup de main.

Sceptique