Je n'emploie pas la dénomination "la droite et le centre", car je pense que l'initiative n'appartient qu'au parti "LES RÉPUBLICAINS", la force principale de la "droite de gouvernement". 

Elle se voyait des droits sur l'alternance, le remplacement, paraissant inéluctable, de la gauche...de gouvernement, disqualifiée par l'échec global du Président François Hollande.

Malheureusement, le candidat désigné pour mener la campagne de "la droite et du centre", François Fillon, a été victime d'une attaque médiatique, révélant des faits présumés délictueux, datant de près de vingt ans, ne faisant l'objet d'aucun interdit à l'époque, et pas davantage maintenant. Mais plus pour longtemps*.

Ce dévoilement de faits de népotisme, d'emplois familiaux présumés fictifs, a fait intervenir immédiatement un parquet spécialisé, qui a "mis en examen" le candidat, désigné par les deux tiers des militants consultés. Présumé innocent, François Fillon s'est maintenu, mais n'a pu franchir le premier tour. Emmanuel Macron, en rupture avec le Président François Hollande, dont il ne supportait pas les faiblesses, et fondateur d'un mouvement politique nouveau, l'a devancé, et a été désigné pour le second tour, rival de Marine Le Pen, candidate du Front National.

Très logiquement, Emmanuel Macron a rassemblé la plupart des votes du premier tour, hostiles à la candidate du Front National, et a été élu Président de la République, avec les deux tiers des suffrages, rassemblés sur son nom. Ses mérites personnels, son intelligence et sa compétence, ne faisaient pas de lui un "pis aller", mais un vrai changement, d'homme, d'esprit, de méthode.

L'idée maitresse des Républicains est de reconquérir, grâce aux élections législatives, une majorité absolue des sièges de députés, aux dépens des autres partis, soutenant le Président, comme "La République en Marche", ou s'y opposant pour d'autres raisons (Parti Socialiste, Extrême Gauche).

Depuis le début de la Vème République, un nouveau Président bénéficie d'une vogue dans l'opinion, transformée en vague de bulletins favorables à ses soutiens, et de députés fidèles, constituant une majorité pour le Président en exercice, pour toute la durée de son mandat, égale à celle de la législature. 

Il n'est pas moins habituel qu'au bout de cinq ans, les intentions de votes sont inversées. 

Cette nouvelle Présidence débute dans un contexte différent, puisque l'ex-majorité, et l'ex-opposition, sont également désavouées, au profit de ceux qui se sont rangés sous la bannière du nouveau Président, Emmanuel Macron. Le jugement populaire devrait logiquement confirmer le résultat incontestable de l'élection présidentielle, et porter à l'assemblée nationale une majorité de députés engagés à soutenir le Président Macron.

Je pense que les espoirs des Républicains seront déçus. Que, de toute façon, le Président dispose de moyens constitutionnels propres à contrer les obstacles placés sur sa route. À si peu de temps écoulé du mandat du Président, le "bras de fer", s'il est nécessaire, sera gagné par lui. Le parti Les Républicains en ressortira affaibli et déconsidéré.

Sceptique

*Le président Macron envisage de mettre fin à ce droit d'employer des membres de sa famille. C'est dans l'air du temps, personne ne s'y opposera.