Ouvrez votre télé sur une chaine "commerciale", vous vous apercevrez que la bagnole est encore une "chose" très sérieuse. Elle vaut le coup, elles doivent valoir le coup de cette débauche de publicités. Très sophistiquées, très inventives, luxueuses, pour tout dire.

Elle ne font pas scandale. Pour quelques esprits chagrins, sûrement. Ellles doivent être efficaces, car les "capitalistes" ne dépensent pas leurs sous pour rien. Tout relâchement doit retentir sur les ventes et le chiffre d'affaires, et rappeler à l'ordre les radins.

Par contre, un scandale annuel éclate régulièrement en cette saison, le montant de la part variable du PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Ça se chiffre en millions d'euros, bien que ça ne représente qu'un modeste pourcentage des bénéfices de la firme Renault. Ce qui veut dire, en passant, que Renault, dont notre État possède un paquet d'actions, fait de somptueux bénéfices. 

Dans notre pays, la question est récurrente: la réussite appartient-elle à celui qui a réussi, ou est-elle imputable à la chance? Chaque année nous avons le droit au couplet, affirmant que le succès de Renault est anonyme, qu'il est du à l'ensemble du personnel.

Logiquement, Carlos Ghosn devrait être viré pour abus de prétentions. Si Renault n'appartenait qu'à l'État, ça serait fait depuis longtemps. Depuis la faillite de Renault. 

Les autres actionnaires défendent leurs biens, et ne veulent pas jeter Ghosn. Et au vu des résultats, ils acceptent même de l'augmenter! Étonnant, non?

Sûr de lui et dominateur, le PDG garde son sourire entendu. À l'an prochain, pour un nouvel épisode.

Sceptique