À première vue, c'est toujours un mystère, qui s'estompe au long des années de présence à la tête de l'état considéré.

L'impression tenace est qu'un chef "socialiste", c'est à dire, communiste, est désigné à vie. Ce qui est logique, puisqu'il a été désigné comme le meilleur, "de loin". 

Les destitutions de chefs communistes sont plutôt, ou très, rares. En écrivant ces lignes, il ne s'en présente aucune à ma mémoire.

Pourtant il me semble que l'actuel Président de la Chine Populaire, Xi Jinping, a été désigné par les instances du PCC, en remplacement d'un prédécesseur dont je n'ai pas retenu le nom. 

Les dirigeants chinois s'exprimant peu, il est difficile d'évaluer leur culture politique et leur intelligence. Jusqu'ici, le monde n'a pas eu à douter de leur intelligence. Mais on sent que leurs choix sont le résultat d'un débat discret et assez long.

On sait qu'actuellement, une situation triangulaire inquiétante repose, entre autres, sur la tête du Président chinois. La menace, permanente, insistante, de Kim-Jong-Un, dirigeant héréditaire et à vie de la Corée du Nord, d'attaquer les États-Unis avec son armement nucléaire, dès que celui-ci, bombes A et H, et leurs vecteurs inter-continentaux, auront fait la preuve de leur fiabilité.

Les progrès sont mis sous le nez de la future cible, dès qu'un engin est prêt, et il ne reste qu'a évaluer la trajectoire, sa longueur, pour se faire une idée.

Deux hypothèses sur la position chinoise sont valables. La première, optimiste, suppose que la Chine, dès acquise la conviction que la Corée du Nord est parvenue à maitriser toutes les étapes de la mise au point du vecteur, frappera du poing sur la table, et adressera un ultimatum au petit roi fou, de mettre fin à son projet.

L'hypothèse pessimiste serait, qu'il, le Président chinois, s'en lave les mains, laisse faire le nord-coréen, mais aussi, , l'américain, et comtemple les dégâts. Parmi lesquels l'anéantissement de la Corée du Nord.

Cette deuxième hypothèse a pris de la substance, sous la forme d'un message transmis par l'Ambassadeur de la Chine aux Nations Unies, "renvoyant dos à dos" l'américain et le nord-coréen.

La folie, certaine de l'un, vraisemblable, de l'autre, est un facteur aggravant de cette crise...de folie.

Le nord-coréen ne dispose pas encore de l'ensemble des moyens techniques pour passer à l'acte. L'américain, les américains, disposent de ces moyens depuis longtemps. La Chine dispose de l'autorité, de son niveau militaire, pour mettre au pas le turbulent satellite nord-coréen.

Si, vraiment, Xi Jinping "se lave les mains de cette affaire", il révèle un déficit d'intelligence stupéfiant, et met en doute la raison prêtée au monde communiste au delà de ses rodomontades habituelles.

Si ce n'est qu'une mauvaise blague, elle est indigne d'une puissance aux responsabilités mondiales importantes. 
Les insuffisances certaines de Donald Trump excusent encore moins cette attitude.

Sceptique