C'est un article de l'Opinion, un quotidien "politico-économique", qui nous informe d'un débat sérieux.

Il s'agit du remplacement de notre flotte d'hélicoptères, depuis assez longtemps conçus et réalisés par notre industrie aéronautique.

Le temps passe, et les machines volantes, qui équipent nos armées et nos services civils divers, de surveillance et de secours, commencent, ou continuent, d'être ringardes, et plus très sûres.

La raison voudrait que nos trois armées, terre, air, et mer, s'entendent sur un modèle de base unique, adapté aux besoins spécifiques de chacune. Mais ce n'est pas aussi simple qu'on peut le croire.

Et plus les spécificités de chaque arme s'affirment, plus les prix montent, c'est logique. Et plus le temps passe, plus l'État se découvre des dépenses nécessaires mais imprévues, ou de nouvelles, sorties de quelque chapeau.

Il semblerait que les exigences de nos trois armées soient trop importantes, en "distance", et en "montant", et que le budget, pourtant déjà énorme, de notre pays, ne pourrait pas suivre. 

Une fois de plus, l'affaire est remise à des temps meilleurs, que notre redressement économique "civil", dûment programmé, mais encore lent, ne peut pas encore financer. Nos contribuables vont fournir quatre milliards de plus, mais c'est "peanut", en regard des besoins divers. Et nos ateliers de réparation, civils et militaires, ne manqueront pas de travail.

Ce qui a changé, c'est la parole plus franche de nos responsables*, sur nos ressources, sur les possibilités de les augmenter sans tuer la poule pondeuse, sur les meilleures façons de les utiliser sans faire d'impasse sur une autre urgence.

Quant à la "Grande Muette", elle le restera.

Sceptique

*Ma définition est éminemment subjective!