C'est l'interjection que je mets dans la bouche de la Sainte-Vierge, mourant d'ennui au milieu de sa lande, et attendant depuis cinquante ans que les avions du monde viennent la distraire.

L'Imperator n'est rien moins que le Président Macron, qu'une rumeur accuse d'un renoncement pur et simple au bel aéroport,dont rêvent les gros bonnets de la région, et qu'exècrent les fanatiques du cul des vaches.

Lesquels ont vendu leurs terres et leurs masures, mais continuent de les "exploiter", bien que dûment payées. Il n'y a pas de petits profits dans une société anti-profits!

Le village gaulois, qui résiste encore à César, à ses oeuvres, et à ses pompes, s'est adjoint une Légion Étrangère, recrutée dans le vaste monde, et adepte de l'auto-stop. Plus de potion magique, hélas, elle n'a jamais pu obtenir son AMM, quand il était encore temps de la demander.

Depuis des décennies, César n'est plus choisi par le Sénat, mais par le peuple. Comme ce dernier ne s'émeut qu'à propos de son porte-monnaie et de ses vacances, il a beau avoir approuvé le projet d'aéroport à 56%, il ne prendra pas les armes pour en défendre la réalisation. Mais il se paiera la tête des gros bonnets qui se seront excités, pour se taire, face à la levée des fourches.

Le dernier César recruté semblait "en avoir", comme on dit, mais il a choisi comme confesseur un franciscain, qui ne jure que par la robe de bure et les sandales*, et promet l'enfer aux jouisseurs. 

Les serviteurs de César martèlent que la décision ne sera prise qu'à la fin du mois de Janvier, de l'année en cours, depuis peu. Mais certains d'entre eux prennent des airs entendus, et ne tirent pas leur épée, si un quidam laisse entendre que César avait déjà fait le choix de renoncer, de limiter le projet à une extension de l'aéroport existant, et de ses nuisances sonores. 

Que les nantais pourront oublier pendant la durée (quelques années) du chantier**. 

Je ne serai sûrement pas témoin de la mauvaise surprise, n'étant, ni nantais, ni jeune. Je me limite donc à l'observation que l'autorité du Président de la République prendra un sacré coup s'il choisit l'esquive.

Sceptique

*Il ne marche pas trop à pied, quand même!

**Ma réflexion m'a rappelé un film comique des années 70, relatant une arnaque, la vente d'une maison située dans l'axe de la piste d'un aéroport, à l'occasion d'une grève des pilotes.