Le petit dictateur de la Corée du Nord  est passé brusquement de l'intention de nettoyer le monde des américains par un déluge de bombes atomiques, chacune portée jusqu'à l'objectif par une fusée intercontinentale, dernier cri, à une subite annonce pacifiste.

C'était une pure forfanterie, un énorme bobard, et un risque énorme pour la paix du monde, même si cette paix n'est que le résultat d'un équilibre des forces. Chaque camp, l'ex-communiste*, et le capitaliste**, dispose des moyens d'anéantir l'autre, assez rapidement pour que l'attaque et la contre attaque laissent des champs de ruines et des monceaux de cadavres de même taille.

Les vrais dirigeants des deux camps sont d'accord pour maintenir cet équilibre. Leur méfiance réciproque, le résidu de l'envie d'une victoire finale, entretiennent la tension, les postures provocatrices, les parties de "bras de fer". Mais le respect des plates-bandes tient bon.

Les provocations du petit dictateur Nord-Coréen amusaient la galerie, mais pas les responsables, d'un camp, ou de l'autre. Mais Kim Jong Un semblait d'en moquer. Que se sont échangés les responsables des deux camps, Xi Jinping et Vladimir Poutine d'un côté, Donald Trump, de l'autre? Des demandes et des promesses,  dans le même but, calmer le jeu, calmer le Nord-Coréen. Pas facile! Têtu, borné, insupportable. Donald Trump entrait dans le jeu, promettait de rendre dix ou cent coups pour un, mais on sentait la jobardise calculée.

Tout d'un coup, Kim Jong Un a fait volte-face, a fait mimi à son frère ennemi sud coréen, et a annoncé la participation de ses sportifs bien cachés, aux prochains jeux olympiques d'hiver, organisés par la Corée du Sud, membre du "monde libre"(du communisme et d'autres choses).

Sa jubilation s'est même élevée de plusieurs crans. Il en exposait une bonne dose quand il annonçait son attaque du reste du monde, mais en étale plus encore en direction du frère ennemi.

Qui pourra s'en plaindre? Personne. Pourvu que ça dure, c'est tout!

Sceptique

*Communiste: simple club très fermé, coopté, se surveillant mutuellement et sévèrement, sur le chapitre de la corruption. "Il" se réserve le pouvoir politique, contrôle l'information, la pensée, les communications publiques et privées. Se débarrasse des contestataires par la manière forte.

**Capitaliste: plus que jamais, avec ses vices, son efficacité, son immoralité, et l'assuétude qui en résulte. On crache dessus, mais on en redemande! Il n'a qu'un rival sérieux, l'écologisme, un retour au pré-capitalisme.