Saisie par la fierté, la Chine de Xi Yinping a décidé tout de go, de ne plus accepter les milliers de tonnes d'emballages recyclables, provenant du monde "développé", dont le nôtre. Notre République n'a pas desoin qu'on la sollicite pour organiser cette collecte, à nos frais, car elle a à tous ses niveaux le souci de son image.

Notre pays est déjà bien sale, la propreté de l'espace national étant le dernier souci du citoyen français normal, car les "cochons" sont les autres.

Nous préférons ne pas connaitre le problème que posent à nos édiles les contenus de nos poubelles. Nous avons fini, bon gré, mal gré, par accepter de faire un tri de nos déchets divers, de les mettre dans des récipients distincts, selon leur destin, destruction totale et irréversible, ou récupération de la matière première qui les compose: plastique, métal, papier, et verre.

Sous le regard sévère et vigilant des écologistes, nos édiles et administrateurs ont choisi un mode de destruction du non recyclable, enfouissement ou incinération, et doté le canton ou le département selon sa densité de population des usines de tri et de classement des emballages. Dont certains sont faits d'une matière première récupérable pour le même usage, et d'autres, non.

Ainsi des sacs en matière plastique, fournis par millions d'unités par nos commerces de toutes natures, interdits, maintenant, mais depuis peu. 

J'ai appris, à l'occasion de ma formation de conseiller municipal chargé de ce service, que ces sacs plastiques devaient encore, à l'issue d'un premier tri, être séparés couleur par couleur, matière par matière. À l'oeil et à la main!

Le niveau de nos salaires, bien que faible pour le français moyen, n'est pas compatible avec l'accomplissement de ce travail de tri manuel. Un seul pays le pouvait, avec sérieux, la Chine.

J'ai pu voir, à l'usine départementale construite dans ce but, les énormes ballots multicolores de sacs plastiques provenant de nos poubelles et corbeilles diverses, en atttente d'embarquement. Impressionnant!

Et il n'y a pas que nous! Tout le monde disposant du niveau de vie nécessaire, confie à la Chine ce travail, et le lui paye. Ceux qui ne peuvent pas payer font avec leur déchets des montagnes artificielles. Sur lesquelles vivent leurs misérables, qui y récupèrent ce qu'ils peuvent. Et meurent étouffés quand elles s'effondrent.

C'est par pure fierté de ses dirigeants que la Chine a rayé de ses activités ce travail ingrat. Il y a encore des chinois qui ne rechigneraient pas à le faire. La presse a fait écho de la mise au chomage, autoritaire, non indemnisé, de milliers de travailleurs, venant des régions pauvres de la Chine.

Ils faisaient honte, sûrement!

Il va falloir trouver une solution. Il n'y en a peut-être pas qu'une seule. Mais il faudra sûrement se battre avec nos écologistes, qui commenceront par les refuser toutes. Il serait tellement plus simple de faire une marche arrière globale d'un petit....siècle!

"Cachez moi ce malsain que je ne saurais voir" . La devise des nations modernes.

Sceptique