Débarrassé, ou privé, des provocations de Kim Jung Un, détourné de ses provocations nucléaires par la subite fraternisation sur les pistes et les patinoires des jeux Olympiques d'hiver, organisés par la Corée du Sud, Donald Trump s'empresse de combler un vide, pouvant le faire oublier.

Il s'intéresse, subitement, aux arsenaux nucléaires des ennemis possibles des États-Unis, et se demande si, subrepticement, ces ennemis n'auraient pas pris, en douce, un avantage sur la puissante Amérique. 

Il me semble avoir compris qu'en cette matière, ce ne sont pas les engins explosifs qui se démodent, ou deviennent plus vulnérables, mais les vecteurs, leur utilisation, leur contrôle, leur protection sur leur parcours.

Même avec leur poussière et leurs toiles d'araignées, les forces nucléaires additionnées des pays pourvus de cet arsenal, sont largement suffisantes pour ramener l'humanité un ou deux millénaires en arrière, à la fois, en quantité, et en capacité de se remettre debout, et en marche.

Les conséquences biologiques et humaines des accidents nucléaires qu'ont été Tchernobyl et Fukushima sont rassurantes, d'un certain point de vue. La vie peut résister, en qualité, aux radiations intenses, et à leur suite durable. Une guerre nucléaire, que les grands du monde auraient été incapables d'empêcher, laisserait des survivants, capables de reconstituer des sociétés vivables.

Ça ne doit pas être une raison pour cesser d'être raisonnable, et la paix armée reste préférable à toute forme de guerre.

Simplement, l'agitation de Donald Trump sur ce terrain est totalement inutile. Le monde, les états qui le composent n'ont pas besoin d'un supplément d'armements nucléaires. Seul leur entretien est utile, ne serait-ce que pour maintenir leur équilibre "de fait", c'est à dire, pas à la kilo-tonne près.

Sceptique