Depuis le putsch militaire qui lui a fait très peur, Tayep Raycip Erdogan pourchasse tous ceux qui sont suspects d'esprit critique. Au premier rang desquels, les journalistes, qui ont pris de mauvaises habitudes aux temps où la Turquie était un pays libre et moderne.

Les juges qu'il a triés pour leur instinct de survie n'ont pas eu d'états d'âme. Ils ont condamné trois journalistes indociles à la prison à vie. Rien que ça!

Était-ce pour consoler leur Patron d'avoir du céder à la pression de l'Allemagne d'Angela Merckel, défendant bec et ongles un bi-national mal-pensant? Lui, auquel le dictateur turc en voulait autant qu'à tous les autres, a regagné l'Allemagne après Xmois de rétention. La Turquie a besoin de l'Allemagne, l'Allemagne impose le respect des lois internationales.

Se faire mal voir fait partie des risques que prennent ces professionnels. Dans "mal voir", il y a "voir". Dans nos pays libres, "on" les supporte. Si on les craint, pour leur mauvaise foi, la seule solution est de les éviter. Ce n'est pas toujours la bonne solution. Il faut compter sur la pluralité des médias et de leurs plumes. En tout cas, on se ridiculiserait en leur cherchant querelle. De toute façon, dans nos pays libres, nous le sommes de douter de tout.

Au présent le dirigeant turc semble vouloir profiter du grand désordre du Moyen Orient pour reconstituer l'Empire Ottoman. Il se fait fort de mettre au pas tous ceux qui lui résisteraient, au premier rang desquels les kurdes, ce peuple indéfiniment rebelle.

Il se croit, ou se sent, soutenu par le Président Russe, qui lui, place ses pions, là où la Russie des Tsars n'avait jamais pu le faire, par la faute des autres nations européennes. Une place dans les fourgons de l'armée russe sera mieux que rien. Les peuples écrasés au passage par les russes devraient préférer un musulman. 

À suivre!

Sceptique