Dominique de Villepin passait devant son "Grand Jury", hier Dimanche. J'avoue tout de suite que je ne l'ai pas suivi de bout en bout, n'ayant pas de passion pour l'ancien premier ministre du Président  Jacques Chirac.

Mais les extraits donnés aujourd'hui, centrés sur ses critiques et recommandations adressées au Président Macron, ont attiré mon attention.

 Dominique de Villepin, qui doit une certaine gloire à son opposition à une participation de la France à l'expédition contre l'Irak et son maitre, Sadam Husssein, a très franchement désavoué l'activisme d'Emmanuel Macron, qui a opté, lui, au contraire, pour un activisme et une volonté très ferme, dans l'exercice de sa charge.

Une flèche de l'ancien Ministre m'a marqué:"Un Président n'a pas toujours raison!"

Raison sur, peut être, mais raison de? S'il est évident que Jacques Chirac a eu raison de ne pas se lancer dans l'aventure engagée par George W. Bush, il n'en a pas investi d'autres. Une garantie de non déception!

Mais au bout du mandat, une impression de démission permanente. Et une France dans l'état où il l'avait reçue en charge.

Son successeur, Nicolas Sarkozy, s'est fait casser les pattes par la crise mondiale de 2008, et la bascule de l'opinion, séduite par les redistributions promises par François Hollande. L'inaction et la procrastination de François Hollande ont stimulé les programmes activistes de François Fillon et d'Emmanuel Macron. La neutralisation du premier par une action judiciaire a ouvert un boulevard au second. Fidèle à sa bipolarité, la société française se divise déjà entre ceux qui trouvent que Macron agit, tient ses annonces, et ceux qui trouvent qu'il en fait trop, qu'il est trop volontaire. Dominique de Villepin se positionne parmi les seconds.

Ce qui est rassurant, c'est qu'Emmanuel Macron n'écoutera pas les recommandations de Dominique de Villepin. Il n'est pas en demande de conseils.

Sceptique