À tout instant, à chaque endroit, le temps, celui qu'il fait, fait des misères à un groupe d'hommes. Trop chaud, trop froid, trop sec, trop mouillé, il fait se poser la question: annonce-t-il la fin du monde, le dernier déluge, ou les flammes de l'enfer?

Quelques jours, et l'endroit qui souffre est oublié par le ciel, dont les caprices partent pour ailleurs, un autre endroit de notre maudite terre. 

Il est suivi à la trace, la police du temps est maintenant une institution, sans uniformes, mais avec ses fins limiers, ses Scherlock Holmes, ses Hercule Poirot, ses commissaires Maigret.

Hélas, ils n'écrivent pas de romans, mais des rapports. Sur les fautes des hommes, dont la première, "exister", est la principale.

Le procès fait aux hommes aboutit à la même question: comment s'en débarrasser?

Fastoche!..Oui, mais de ceux qu'on aime?

Les caprices du temps, quelque fois terribles, s'il on croit les légendes colportées par les hommes, ont longtemps signifié la colère des dieux, contre les hommes. Insouciants et radins, pensaient alors les victimes. Les prêtres se voyaient enjoindre de faire plaisir aux dieux, par des offrandes et des sacrifices. "ILS" ne disaient pas non, car leur ordinaire était amélioré du même coup.

Les monothéismes ont simplifié les rapports au climat.  Tout débordement incongru prenait le sens d'une faute, et justifiait une réparation. Sous formes de prières, pendant quelques millénaires. Depuis peu, à l'échelle du temps, avec le discrédit des dieux,  l'idée de LA faute humaine a repris de la vigueur. "IL" a abusé de la Création, en lui imposant la suprématie de la sienne.

Si l'homme doit être puni, qui doit s'en charger? Grave question?

Non, c'est simple, ce sont "les autres". De quelque côté on se tourne, on aperçoit des hommes, leurs oeuvres, et leurs pompes....à air.

Les meilleurs d'entre nous ne cherchent pas des coupables. Ils reconnaissent que nous participons tous à la gabegie. Mais la majorité cherche à désigner un coupable. Il ne faut chercher, ni loin, ni longtemps. Mais les moyens d'y remédier manquent. Seule l'élimination des coupables se présente. Et la rétorsion se pointe. Comme au rugby, il faut botter en touche!

On en est là, depuis un certain temps, et pour un autre aussi certain. Chacun y pense, et puis, oublie.

Sceptique

* Cet article a du laisser passer son tour en raison d'une actualité toujours urgente.