S'agit il de la part des États Unis dans le soutien matériel des palestiniens, placés devant le fait accompli d'une première défaite, et de la création de l'État d'Israël, ou d'un soutien financier décidé par le partenaire américain se sentant coupable?

Les États-Unis étant la plus grande puissance économique du "Monde Libre", il n'y a rien de surprenant à ce qu'ils soient les principaux contributeurs d'une Palestine réduite à quelques villes et arpents de terre, dont la partie principale est le territoire de Gazah, territoire sous administration égyptienne, conquis par les israéliens, puis évacué, par les civils et les militaires, en espérant que ses habitants palestiniens en profiteraient pour réaliser l'état palestinien de leur rêve.

Il n'en fut rien, comme on le sait, le territoire de Gazah fut immédiatement transformé en "tête de pont" dédiée à la reconquête du territoire devenu israélien. Sa prise en mains par le Hamas, à la fois religieux et nationaliste palestinien, maintient en guerre permanente Gazah et son interland. De temps en temps, des lancers de fusées à courte et moyenne portée, provoquent une réplique aérienne, puis, éventuellement terrestre, permettant aux israéliens de faire taire les armes diverses, et de détruire les tunnels visant le territoire israélien, ses implantations civiles et militaires.

La population de Gazah est prise en charge par l'ONU, ses combattants maintiennent la pression et préparent l'offensive suivante. Aucune évolution vers une solution politique ne se dessine, de quelque partenaire palestinien, d'obédience du Fatah, ou du Hamas. Israël doit disparaitre, point barre.

Comme Israël n'en a pas l'intention, la situation est figée au stade des escarmouches auxquelles s'adonnent les adolescents, suivis par des combattants, cherchant l'accrochage avec les militaires israéliens. Quelque morts s'ajoutent chaque Vendredi, jour religieux de l'islam. Les victimes israéliennes, civiles ou militaires, sont rares. Les dégâts faits aux cultures israéliennes sont certains, mais difficiles à chiffrer. Quant aux tunnels, ils sont sûrement dépistés et détruits avant qu'ils débouchent du côté israélien.

Il y a une réalité qui se déduit de cette situation de guerre intermittente, qui est l'absence de toute activité économique sur l'ensemble du territoire, mais aussi de toute activité scolaire sérieuse, et de formation professionnelle des jeunes adultes. Les subsides de l'ONU, provenant de ses contributeurs, dont les États-Unis, permettent la perennité de la dépendance des palestiniens. Le geste, non surprenant, de Donald Trump, s'il n'aura aucun effet sur les hostilités chroniques, va faire faire un bond à la misère du territoire.

Le monde assiste avec impuissance à cette obstination dont personne ne veut sortir. La pensée magique domine, le raisonnement qui en est déduit, butte sur la force de l'État israélien, réduit au silence impuissant.

Quand, de temps en temps, l'empoignade guerrrière fait quelques dizaines de morts et des destructions, l'hypothèse d'une incursion de la raison se représente. Nous en sommes à la Nième déception. Dieu est supposé discuter avec son homonyme. Mais où?

Le fait nouveau est que les subsides sont partiellement coupés. Dans quelle proportion? Sera-t-elle capable d'amener la Raison à la table de négociation?

Sceptique