Lu dans le Figaro, ces jours ci, à deux reprises, pour se mettre l'information, bien dans la tête.

Il y aurait, dans les profondeurs de l'Océan Pacifique, une poche d'eau froide, assez volumineuse pour agir comme un climatiseur...précaire! Que la température de cette eau s'élève, il en serait fini de nous, les humains fautifs, par boulimie énergétique.

C'est cette affirmation catastrophiste qui me gêne, par son absence de toute référence à ce qui est connu depuis longtemps de la circulation des eaux dans les océans, à l'échelle de la terre dans son ensemble. Quelques kilomètres carrés ou cubes ne suffisent pas.

On sait depuis longtemps que les courants chauds circulent en surface, que le Gulf stream contribue à adoucir le climat des terres émergées de l'Europe occidentale, de nos rivages bretons, jusqu'aux rivages russes de la mer Blanche.

Ce déplacement des eaux chaudes est compensé par celui d'eaux froides, venant des mers polaires, en profondeur. Et cela, depuis des millénaires. Le froid et le chaud sont fidèles aux lois de la physique, le chaud s'emploie à réchauffer le froid. Gentil, hein?

Il est permis de penser que les eaux polaires se réchauffent en se mélangeant avec de l'eau plus chaude, et que le mélange, moins dense, remonte doucement vers la surface. L'eau étant ce qu'elle est, elle ne se presse pas, tout en obéissant aux lois physiques qui s'y appliquent. Il est permis de penser que la poche d'eau froide en question gagne de la température au contact des eaux chaudes, et en reperd à celui des eaux froides, qui arrivent par en dessous, des mers polaires.

Cette description est conforme aux lois physiques établies il y a quelques siècles, celles de la gravitation, puis celles de la thermo-dynamique. Il parait qu'elles ne sont plus politiquement correctes, mais ça ne me trouble pas.

"N'ayons pas peur!"

Sceptique

Complément: Toutes les mers et les océans sont concernés par ces règles générales, mais des particularités géographiques trouvent une traduction climatique spécifique. Dans l'Atlantique, le courant des Canaries, froid, mais circulant en surface dans le sens Nord-Sud, rend, dès la hauteur du Portugal, les baignades réservées aux masochistes, et participe massivement à la désertification du Sahara. Heureusement, les poissons, pas frileux, abondent.

Dans le Sud du Pacifique, le Courant de Humbolt, en sens inverse et le long de la côte ouest de l'Amérique du sud, induit la désertification de la dite côte, du Chili au Pérou.

Il y en a d'autres, mais moins importants en volume, et aux effets limités.