Ça fait maintenant quatre mois que des grandes manoeuvres ont lieu à Paris et dans quelques grandes villes, chaque samedi.

De la casse, des horions, pour les manifestants et les policiers, réciproquement. Des blessures sérieuses, qui témoignent de la violence réciproque. C'est tout. Aucune solution ne montre le bout du nez!

Comme je l'ai affirmé, notre état tient bon, fait son travail, assure le fonctionnement administratif, sécuritaire, solidaire, financier. De l'État.

S'iln'y avait pas de médias pour nous informer des exploits des gilets jaunes et des autres trublions qui ont de la haine à revendre, nous n'en saurions rien. Ils ont atteint un niveau de dilution qui les rend invisibles, inaudibles, au delà d'une distance qui s'allonge. Seule la fête du samedi, et la mobilisation policière pour la contenir, ont quelques témoins....et admirateurs. Italiens.

Qui savent que leur gestion de l'Italie, toute festive qu'elle soit, ne pourra se finir autrement que par une faillite. "Ils" voudraient bien qu'on fasse de même. Nos ennuis avec les gilets jaunes font leur joie. Ça s'appelle un handicap. Qui empêche les coureurs de gagner les courses.

Pour arracher les français de l'admiration béate des exploits des gilets jaunes, le Président et son Gouvernement ont organisé ses débats, dont l'intention est de faire prendre conscience aux français de la difficulté de gouverner harmonieusement un pays moderne, devenu très complexe. Chercher ceux qu'on pourrait éliminer ou contraindre à l'exil, provoque des réactions défensives. Car il y aurait beaucoup trop de mal-pensants à virer.

Cette semaine, comme les précédentes, se termine par la traditionnelle manifestation des gilets jaunes et associés, chargés implicitement de casser. Ils sont là pour çà, et attendent le bon moment.

Il y a déjà un blessé sérieux, qui a voulu renvoyer une grenade lacrymogène aux...envoyeurs. Elle a bêtement explosé dans sa main. Le savoir manifester devra entrer dans les programmes du secondaire, avec des travaux pratiques. Il y aura, heureusement, de la place faite par les maths, devant devenir une matière optionnelle. Je commenterai cette mesure.

Comment mettre fin à cette ennuyeuse tragi-comédie jouée chaque samedi à Paris?

Ses acteurs n'en semblent pas lassés. Les spectateurs du premier rang, non plus. Ils ont le droit de monter sur la scène, d'y faire de la figuration. À leurs risques et périls, mais c'est un droit.

L'avantage de cet "abcès de fixation", c'est qu'il n'empêche plus, depuis longtemps, la vie "normale", celle dont ont besoin la plupart des humains adultes et chargés de famille, entre les vacances. Du Lundi au Vendredi, les français laborieux font leurs heures au boulot. La majorité fait ses courses le samedi. Une minorité fluctuante manifeste, ses héros montent au front, et y restent jusqu'au "cessez le feu!", autour de minuit.

Notre pouvoir démocratique est-il sans moyens de mettre fin, fermement, à ce désordre organisé?

Je crois savoir que notre constitution a prévu cette sorte de situation, et fixé les conditions et les limites d'un supplément de pouvoir, permettant de mettre fin aux séditions, et de rétablir l'autorité de la République.

Tôt ou tard, il sera nécessaire d'imposer l'ordre, de permettre la remise en marche de l'ensemble de la société.

Le gouvernement, le Président, semblent avoir choisi la lassitude, le pourissement de ce mouvement, dont aucune exigence ne peut être satisfaite, à commmencer par la principale, l'essentielle, la remise de tous les pouvoirs à ceux qui s'en proclament les possesseurs, "par nature".

Le Président continue sa tournée de débats, devant couvrir toute la France, jusqu'à fin Mars, si j'ai bien entendu. 

Les impatients comme moi n'ont plus qu'à attendre!

Sceptique