Ayant exclu, à l'avance, un soutien au candidat des républicains désigné par Laurent Wauquiez, je n'avais pas prêté attention à cet homme, Xavier Bellamy. Son passage sur une chaine d'information à laquelle je suis fidèle, m'a permis de le découvrir. Intelligent, réfléchi, modéré. Un talent mal placé, simplement. J'espère que la prochaine fois, IL ne se fera pas "avoir". Il mérite mieux que le rôle dont on l'a affublé.

La question qui se pose aujourd'hui, quelques jours après le désaveu des Républicains, est l'avenir de ce mouvement politique. Qui n'appartient pas à son secrétaire général, comme une tradition tenace a fini par le faire croire.

Les frères fondateurs ont grondé. I y a eu une erreur de manoeuvre initiale, à mon avis, le refus de se ranger sous la bannière du Président élu en Mai 2017, à la place prévue pour François Fillon, handicapé, à tort ou à raison, handicapé, tout simplement, mais qui avait désigné Emmanuel Macron, alors candidat indépendant, comme "Plan B".

On peut imaginer, plus de deux ans plus tard, ce qu'aurait donné une alliance entre La République en Marche et les Républicains! La Présidence de la République n'est pas un droit acquis à l'ancienneté, ou régi par une rotation.  Elle est le résultat d'une élection spécifique, n'obéissant qu'aux voeux exprimés par les électeurs.

L'élu, quel qu'il soit, est l'objet de la jalousie de tous ceux qui se verraient bien à cette place, prestigieuse et potentiellement efficace. Il est évident que ce sentiment bien humain fragilise la fonction, tant qu'elle n'est pas consolidée par un consensus politique. L'action du Président en a un réel besoin. Mais l'opposition n'a rien à gagner à soutenir les manifestations d'opposition, d'où qu'elles viennent. Elle se prépare le même traitement, au cas de sa victoire!

La constitution, c'est la règle du jeu. Il n'est pas surprenant que les frustrés veuillent la modifier à leur avantage présumé. L'histoire de nos Républiques nous informe de ce qu'il faut préférer, et éviter.

Sceptique