L'affaire est connue de tous, au moins par défaut. Le Président de la République n'a pas dit qu'il assisterait aux obsèques du maire de Signes, victime du devoir, en fait de contrevenants surpris à décharger des gravats sur un terrain communal. En se sauvant, ils ont blessé mortellement le très estimé maire de la commune souillée.

Comme ça s'est passé dans le Vaucluse, pas trop loin du Fort de Brégançon, où se repose le Président, il semblait de soi  qu'il accompagnerait un maire victime imprévue de son devoir.

Mais les bonnes raisons d'interrompre le repos du Président sont si nombreuses, et si impératives, que le dit repos a été sacralisé. Rien n'a justifié, jusqu'à ce jour, une exception, autre qu'impliquant le pouvoir du Président. La réflexion impose l'évidence que les obsèques d'un maire victime du devoir ne sont pas de ce ressort.

Il reste, jusqu'au dernier moment, la surprise offerte par le Président, de sa présence.

C'est l'avantage qui lui est imparti: un droit régalien.

Sceptique