Je l'ai connu quand j'exerçais la médecine générale dans la région de Toulouse, j'ai suivi la mise en place dans les hôpitaux parisiens des services d'urgence, absorbant rapidement le travail des gardes assumées par les généralistes. Et j'en ai éprouvé les performances comme patient, n'ayant d'autre solution que me présenter dans un service d'urgences, pour y recevoir les soins, que je savais indispensables et urgents. J'ai pu évaluer les avantages de la méthode d'accueil, de tri, et de prise en charge, mise au point par le Professeur Lareng et son équipe.

Et j'ai compris son succès, enflant de mois en mois, d'année en année, amplement mérité par le système mis au point. Le succès des urgences est fondé, mérité, irréversible. Il ne faut pas compter sur un reflux venant du public. Il serait l'effet d'une réduction artificielle de l'offre. Par contre, son inflation régulière pourrait souffrir d'un manque de moyens humains. Un urgentiste est un spécialiste.

Tout le mal que les inévitables esprits chagrins ont déversé sur les urgences n'est qu'injuste. Il n'y a pas à chercher des coupables d'abus. Les besoins de soins découvrent l'offre et s'en saisissent. Il n'y a, jamais, nulle part, d'abus de la demande, tandis que l'offre peut être débordée. La méthode mise au point, sur le modèle de la médecine de guerre, ne souffre que de son succès. Dans l'état actuel de l'offre de soins, maintenir les urgences est déja une performance. Elle ne peut pas être dépassée. Le, ou les, yakas, sont vains.

Pas sceptique en la matière.