Les premiers murmures, à la suite de l'accident d'hélicoptères très meurtrier, ont été mêlés avec des "partons", de plus en plus assumés.....Mais tant que le chef ne jette pas l'éponge, la tradition se maintient: l'armée tient bon. Elle ne bouge, ni dans un sens, ni dans l'autre. Les doutes sont l'affaire des civils!

La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux militaires, aurait dit Clémenceau. Mais aux civils, alors?

L'histoire montre que la conclusion d'une guerre, ou d'une simple bataille, est bien militaire, dès lors qu'il y a accord sur les objectifs et les moyens.

le coup dur au Mali a fait vaciller le moral de l'armée, et des civils qui commanditent la guerre. La suite dépendra de la volonté du politique, et de la résistance des combattants.

Dès qu'on prend le temps de réfléchir, il devient évident qu'un retrait pur et simple ruinerait notre poids, notre autorité, sur l'échiquier international, où les réputations sont des fumerolles.

Les politiques, qui mènent l'affaire, ont vite conclu qu'il ne pouvait être question de conclure à un retrait, à un abandon des maliens face à ce rameau de Daech, qui nous harcèle là-bas, depuis quatre ans.

Réfléchir sur nos objectifs et nos méthodes est la position raisonnable et digne. Elle est compatible avec la recherche de nouveaux modes d'action. Par contre, des renforts proposés sur place sont nettement douteux. Il ne faut compter que sur nous mêmes. Notre sentiment de responsabilité, notre expérience, sont nos atouts immédiatement disponibles. Il n'est pas nécessaire d'attendre des conseils ou des suggestions pour agir sur place.

Sceptique.